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Abdenour si hadj mohand

 Articles par cet Auteur

Algérie (Kabylie) 1854-1857

1959-kabylie
Le docteur Bertherand nous rapporte dans son livre « Campagnes de Kabylie » des faits pour le moins insolites. Sa sincérité et sa conviction en la mission civilisatrice mais aussi sa fidélité aux gouvernants, sont autant de critères valides pour accepter la véracité de ses témoignages, en les soumettant à une analyse contradictoire, neutre et fructueuse, nous pouvons déduire beaucoup de choses...

kabylie 1954-1962

Femmes , enfants et chibanis , expulsés de leur village par la 1° section des chasseurs alpins dirigée par le lieutenant PELARDDI , aux ordres du capitaine Wolf et du Capitaine Favier...

Extrait du livre  «  les voleurs d’enfance » Par  Abdenour Si Hadj Mohand

A mon arrivée, j’ai été surprise de redécouvrir mon quartier, ce jour, 3 mars 2008. Je n’ai pas écrit depuis déjà bien longtemps, et cela me donnait cette étrange impression de me recroqueviller sur moi même. La grippe qui est venue s’installer en moi  a trouvé le terrain favorable, sans compter l’environnement extérieur glacial de ces derniers jours..

Iferhounene : une urbanisation qui tarde à venir.

« C’est un village typique de l’habitat rural méditerranéen par sa situation sur un « éperon ». La vie n’y est sans doute pas très différente de celle que l’on pouvait rencontrer un siècle plus tôt sur les bords de tout le bassin méditerranéen. ..

Ce récit,nous le devons à Roger CONROUX, chasseur alpin de la 6°BCA qui était stationné à Michelet aujourd’hui , Ain El Hammam.

 Écoutons-le :
« Plus de quarante ans  après, lors d’une rencontre des anciens  du 6°BCA, j’ai retrouvé Bernard qui se souvenait et m’a rafraîchi la mémoire. Il appartenait à la 4 ° compagnie  cantonnée au sud de Michelet. Notre PC .ce jour là  il avait été appelé  en renforts avec ses camarades. De son coté  et pour les mêmes raisons,  notre compagnie, la 3°, avait été demandée d’urgence. Bernard  se souvenait dans les moindres détails de l’embuscade qui venait de se produire et vers laquelle nos deux compagnies..

Le lieutenant Capelle ou la mort d’un chasseur alpin

Après une demi-heure de progression, les épineux disparurent, nous étions sur l'éperon rocheux; il formait un petit plateau calcaire, encore un petit effort, les premières maisons apparaissaient à une cinquantaine de mètres, se détachant sous un ciel bleu azur. Pour les atteindre, il nous faudrait escalader une espèce de chaos formé depuis des siècles, sans doute du fait de l'érosion. Cet amoncellement de rocs ne me disait rien qui vaille, d'autant plus que de l'autre côté du village des rafales d'armes automatiques indiquaient que la première section avait accroché..

Si nous décidons d’écrire notre histoire  en commençant depuis la nuit des temps, nous devons dire ce qui s'était réellement passé sur notre territoire. Ce que nos ancêtres ont subi des envahisseurs : expropriation, exactions, exécutions, viols, tortures, impôts, emprisonnement, déportations,  camps de concentrations, privations. Mais il faut dire aussi que bien des  soldats et des colons  appartenant au camp adverse ont trouvé la mort sur cette terre sacrée qu’est l’Algérie...

Iferhounene (Kabylie ) 1960

1959 avec l’opération jumelle, l’année s’achève en emportant avec elle tous nos parents en age de travailler,
Mon frère chérif était déjà mort il y’a une année,  en 1958 près du village ait Mahmoud, face exposé à l’imposant chaîne du Djurdjura, comme un témoin éternel, au chevet d’un jeune de 23 ans que l’envahisseur est venu de loin, de très loin, en brigand happer à cette luxuriante nature, cette paradisiaque contrée qui ne connaissait jusque là que la fraternité, la bonté, et les percepts de Dieu tout puissant...

Femmes , enfants et chibanis , expulsés de leur village par la 1° section des chasseurs alpins  dirigée par le lieutenant PELARDDI , aux ordres du capitaine Wolf et du Capitaine Favier.

Qui ne se souvient pas non plus de ce lieutenant « boiteux », un chasseur alpin de haute et taille fine. Il donnait le visage d’un homme nerveux, irritable conviendrait le mieux pour le caractériser  peut être plus juste. il dégaina son pistolet  d’un geste fébrile avec l’intention avouée de tirer à bout portant sur mon grand père Hadj Ali , après que celui-ci  lui eut intimé l’ordre d’inciter les villageois  à s’enrôler dans les rangs de l’armée française , il avait répondu d’abord sans aucune hésitation «  oui mon capitaine ! » pour n’avoir rien compris à ce que lui disait ce FSE de grade de lieutenant, avant de se corriger  après que le harki présent sur les lieux lui eut expliqué dans sa propre langue la demande du lieutenant  en ces termes : «  A SIL HADJ ALI ! Je crois que tu n’as pas compris ce que..