« IMMIGRÉ »
L’IMMIGRATION
Beaucoup d’encre a coulé à propos des immigrés, surtout ces dernières semaines.
Ces hommes et ces femmes qui, un jour prennent le chemin de l’exil, en promettant à leurs proches que leur absence sera provisoire, et qu’ils seront vite de retour afin de s’installer définitivement dans leur pays d’origine....
L’IMMIGRATION
Beaucoup d’encre a coulé à propos des immigrés, surtout ces dernières semaines.
Ces hommes et ces femmes qui, un jour prennent le chemin de l’exil, en promettant à leurs proches que leur absence sera provisoire, et qu’ils seront vite de retour afin de s’installer définitivement dans leur pays d’origine.
Mais le provisoire dure en général jusqu'à la retraite et même parfois au-delà.
Cette communauté installée dans le provisoire n’ayant pas le droit de vote, par conséquent ne représentant pas un potentiel électoral pour intéresser les élus politiques, elle n’a pas de représentant aux assemblées à quelque niveau que ce soit, est livrée sans défense à toutes sortes d’abus, en effet cette communauté vit un double décalage.
Décalage par rapport a son pays d’origine qu’il l’appelle d’ailleurs
« IMMIGRÉ »
Les gouvernements successifs, loin de se soucier de ses citoyens exilés, craignent au contraire leur retour massif pour des raisons que nous devinons politiques.
Il n’existe aucun projet ni à court, ni a long terme visant a récupérer cet immense potentiel humain, économique que représente les trois millions d’Algériens éparpillés à travers le monde. De plus une certaine intoxication a fait son chemin, accusant les immigrés d’être la cause de l’inflation galopante que connaît l’Algérie depuis quelques années.
Décalage par rapport au pays d’accueil ou ils sont souvent en position de bouc émissaire, accusés d’être la source du chômage et de l’insécurité.
Les immigrés vivent ballottés entre deux mondes en mal de vivre. Il est impossible de citer toutes les situations dramatiques que vit un immigré :
la précarité
les tracasseries administratives
les files d’attentes et bousculades aux frontières etc...
Notre pays n’a-t-il pas besoin de tout ces techniciens, ces ingénieurs, ces médecins, ces ouvriers, ces commerçants, ces capitaux.... ?
Sommes nous de trop en France ... ?
Voici les questions qu’ils se posent eux - les IMMIGRÉS-
Il est clair que si un état de droit, une véritable démocratie s’installe en Algérie, tous les Algériens regagneraient leur pays. Et ce jour la, ils feront d’une pierre deux coups, et rendront trois communautés heureuses.
Leur pays qu’ils aideront à se développer.
Les pays d’accueils en libérant des milliers d’emplois et d’appartements.
Et enfin eux-mêmes et leurs familles.
ALORS OEUVRONS TOUS, CHACUN A SON NIVEAU, POUR UNE DÉMOCRATIE DIGNE DE CE QUALIFICATIF ET UN ETAT DE DROIT EN ALGÉRIE.
Karim Abranis
PARIS, le 15/03/1997