
Il y’a de cela quelques années, les ruisseaux
étaient pleins de toute une faune qui régulait
l’écosystème. Grenouilles, crabes, serpents, etc…
Aujourd’hui, les
ruisseaux sont pleins de toute sorte de déchets : ordures
ménagères, eaux usées, animaux morts, etc…le
ruisseau est devenu un endroit mortuaire.
Dans la conception de l’humain, abandonné par les pouvoirs publics, le
reflexe primaire est d’éloigner la « saleté
» de ses yeux, et la « puanteur » de son nez.
Les égouts déversent alors leurs
déchets dans le ruisseau, qui, à la base, est la source
même de la vie.
Il n’est non
seulement violé et assassiné mais totalement
dénaturé de la vocation existentielle.
La raison est
simple et nous n’irons pas chercher très loin. C’est juste un
état qui n’a jamais rien fait pour les villages, à part,
attribuer quelques subventions qui ressemblent plus à de la
charité administrative et accorder des aides aux constructions de
mosquées, dont le seul but est d’empêcher la
réflexion d’un peuple sur sa situation, non seulement autonome mais
quasiment indépendante.
Les villages
ont fait leur assainissement en cotisant, ils les ont
évacués vers des ruisseaux car aucun autre choix ne
s’imposait.
Aujourd’hui, dans
le village, comme partout en Kabylie, les citoyens pleurent la
saleté, Ils arrivent même à se dire «
nous sommes mal éduqués, c’est de notre faute
».
Alors que
c'est l'état qui manipule les kabyles par la
technique de culpabilité. Il n'a jamais crée de
réseau d'assainissement, ni fait le necessaire pour
protéger la nature.
Je repense aux
pauvres ruisseaux des villages qui, en plus de réguler
l’écosystème, peuvent servir à l’agriculture
des montagnes et à des itinéraires de détente.Je me dis que ce
n’est pas trop tard. La Kabylie doit juste comprendre qu’elle a toujours
été mi-autonome, mi-indépendante et que
l'état n'a jamais été
réellement présent.
Et dans cette
prochaine Kabylie, il faudrait que chaque commune dispose du budget
nécessaire pour refaire l’assainissement des villages qui ne sera
pas acheminé par des ruisseaux, mais par une conduite qui finira
dans une station d’épuration.
Les ruisseaux,
serviront d'itinéraires de détente et aideront
à la petite agriculture des montagnes, si les eaux de pluie sont
efficacement réccupérées; le reste finira dans
des barrages qui régleront définitivement le
problème des pénuries d'eau.
Et dans ces
barrages, nous retrouverons une certaine faune aquatique qui sera
préservée, et bien sur, ils seront seront
aménagés en centres de détentes,
(pèches, plongées, ect…)Quant aux
déchets ménagers, ils ne seront plus jetés et
encore moins brulés, comme le fait stupidement tout le monde en
premier l’état, on ne polluera plus l’atmosphère L’idéal aurait été que les services de
la mairie mettent à la disposition des citoyens
différents containers, sur les placettes des villages, un peu
partout dans les petits centres urbains, et même sur les routes.
Il
implantera aussi, dans chaque commune une usine pour recycler les
déchets, qui créera de l’activité tout en
sauvegardant la nature et que les déchets soient triés
(les épluchures, produits avariés, etc.…) deviendra de
l’engrais, le reste qu’on appellera déchets recyclables finiront
dans l’usine.
Bien sur, chaque jour, les camions de la mairie feront
leur tournée.
Mais comme
l'idéal peut être partout, sauf dans un pays
enchainé par l'arabo-musulmanité, le village
doit se prendre en charge.
Pour
l'évacuation des eaux usées, le projet est
important et concerne toute la kabylie, donc on ne peut que continuer
à les déverser dans le ruisseau.
Pour les ordures ménagères, il
serait interressant que le village crée trois locaux juste
à l’entrée du
village, et si le village est grand de doubler voire de tripler.
Le premier
servira aux épluchures et aliments avariés, le
deuxième, au produits recyclables (verre, plastique, ect..) et le
troisième aux déchets encombrants ( fer, bois, ect...).
Tout celà est possible si le village
décide de mettre à disposition de chaque maison deux
contenaires à ordures (poubelles) avec des roues solides afin que
les déchets soient transportés des maisons
jusqu'aux dépots .
Au passage de
ceux qui recherchent des produits à recycler, une citoyenne ou un
citoyen, qui sera payé en pourcentage, leur permettra de les
charger. Le reste de l’argent ira à la caisse du village ou de
l’association qui se charge de promouvoir
l’environnement .
Nous ne verrons
plus de saleté, trainer, un peu partout, et nous
allégerons l'anéantissement de la faune animale.
Nous n'avons guère le choix. il n y'a pas
d'état , les villages ont toujours été
mi-autonomes , mi- indépendants. Mais pour
celà, faudrait il déjà que les citoyens
refusent l'echelle des valeurs inversées comme la
fascination de la mort au lieu de celle pour la vie.
Cordialement
Mourad SADI mai 2011 et
dédié à na
Nouara Nait SID Et a tous
mes amis de Tifilkut.
Par Mourad Sadi