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Pays-Bas : l'extrême-droite arrive en deuxième position
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Par Admin Tifilkout.com
Publié le 06/5/2009
 

Après le dépouillement de 92% des bulletins de vote, le parti d'extrême droite de Geert Wilders s'impose comme la deuxième force politique du pays à l'issue du scrutin pour l'élection des députés de Strasbourg.


Pays-Bas : l'extrême-droite arrive en deuxième position

Après le dépouillement de 92% des bulletins de vote, le parti d'extrême droite de Geert Wilders s'impose comme la deuxième force politique du pays à l'issue du scrutin pour l'élection des députés de Strasbourg.

Le Néerlandais Geert Wilders, ses cheveux blonds peroxydés, ses slogans xénophobes et son rejet de l'UE. Voilà la première image laissée par les élections européennes. L'homme qui rêvait d'«abattre de l'intérieur» le Parlement de Strasbourg a donné le ton au scrutin ouvert jeudi aux Pays-Bas et en Grande-Bretagne : son Parti pour la liberté (PVV, extrême droite) a obtenu 16,9% des voix aux Pays-Bas, selon des résultats partiels portant sur 92,1% des bulletins de vote.

Pour sa première participation aux élections européennes, il remporterait quatre des 25 sièges néerlandais au Parlement de Strasbourg, un de moins seulement que les démocrates-chrétiens (CDA) du premier ministre Jan Peter Balkenende, avec 20 % des voix. Le PVV devancerait également les travaillistes (12,2 %), membres de la coalition gouvernementale.

Après avoir rompu les amarres avec son mentor libéral Frits Bolkestein - l'homme de la directive sur la libéralisation du marché européen des services -, Geert Wilders a repris à son compte l'héritage du populiste Pim Fortuyn, qui claironnait que les Pays-Bas avaient «fait le plein» d'immigrés. Wilders est notamment l'auteur du film Fitna, un brûlot dans lequel il comparait le Coran à Mein Kampf d'Adolf Hitler.

Une forte abstention

Repoussant dans un même élan les musulmans et les institutions bruxelloises, Geert Wilders avait effectué sa première percée électorale lors du rejet du traité constitutionnel européen par les Néerlandais en 2005. Quatre ans plus tard, profitant de la perte d'influence des autres opposants à ce traité, il a eu le champ libre pour expliquer qu'il fallait « moins d'Europe et plus de Pays-Bas », et surtout pas de Turquie au sein de l'UE. Jadis considéré comme un trublion, le chef du PVV ne fait pas mystère de ses ambitions : «J'espère qu'aux prochaines élections législatives (en 2011, NDLR) on fera encore mieux et qu'on deviendra le premier parti des Pays-Bas», a commenté Wilders.

Le taux de participation aux Pays-Bas était jeudi soir de 40 %. Le fort taux d'abstention attendu un peu partout en Europe, ajouté au mécontentement qui se nourrit de la crise économique, offre un contexte favorable aux mouvements d'extrême droite qui, de la Bulgarie à la Finlande, ont multiplié les provocations racistes ces dernières semaines.

Avec son slogan «Les boulots britanniques aux travailleurs britanniques», Nick Griffin, le président du British National Party, espère bien lui aussi faire son entrée au Parlement de Strasbourg.

En Autriche, le FPÖ, la troisième force politique du pays depuis les dernières législatives, dont les affiches revendiquent «l'Occident aux mains des chrétiens », est bien placé pour obtenir des élus. Comme le parti bulgare Ataka, particulièrement violent envers la Turquie voisine, ou celui de Grande Roumanie, qui vante les mérites des «chrétiens et patriotes pour débarrasser le pays de ses voleurs».

Comme le Front national du Français Jean-Marie Le Pen, qui espère bien à nouveau envoyer sept eurodéputés à Strasbourg.

En République tchèque, le Parti national, qui a diffusé un clip vantant une «solution finale pour la question tzigane», et en Hongrie, les ultranationalistes de Jobbik, qui ont multiplié les marches militaires, auront, en revanche, plus de mal à franchir les portes du Parlement européen. Mais leur arrivée n'est pas à exclure.


source lefigaro.fr