“La météo ne s’est pas trompée, cette fois-ci”, une phrase répétée à l’envi. En effet, même si elle  a raté le rendez-vous (on l’attendait pour la journée de mercredi), elle est tout de même venue jeudi, aux aurores.

Comme toujours, en pareilles circonstances, c’est le branle-bas de combat. Dès le début de la matinée, les chasse-neige, renforcés par des engins de travaux publics (pelles, niveleuses), n’ont pas cessé de sillonner les routes de la commune jusque tard dans la nuit. La circulation en ce début de matinée de jeudi, n’était permise qu’aux véhicules adaptés à ces situations.

Les petites voitures qui se sont aventurées à braver “ce don du ciel” en ont eu pour leurs frais. C’est avec moult difficultés et surtout grâce à l’aide de citoyens de passage qu’elles sont arrivées à destination. Il faut dire que la poudreuse est tombée sans répit, recouvrant la chaussée immédiatement après le passage du chasse-neige.

La fièvre des achats s’empare alors des villageois. Faute de transport, ils se découvrent des aptitudes à la marche. Chaussés de bottes et emmitouflés dans leurs parkas, les hommes, rarement des femmes, se dirigent par petits groupes vers la ville, à sept kilomètres, pour certains.

Tous portent des sacs ou des cabas suffisamment étanches qu’ils rempliront de provisions, au retour. Quelques légumes (carottes, courgettes, oignons) et surtout le pain et le lait sont les denrées très demandées, en ces jours de neige.

Les provisions de bois et de mazout sont généralement déjà faites pour toute la saison hivernale. Cette fois, les gens ne sont pas pris de court puisque cette baisse de température était annoncée quelques jours auparavant. Les établissements scolaires (CEM et lycées) loin des villages sont restés fermés. En début d’après-midi, après une légère accalmie, l’asphalte était découvert et les voitures se faisaient moins rares que durant la matinée.


Source la depêche de kabylie Par A.O.T