Comme si les jeunes de Michelet ne pouvaient pas être concernés par les activités qui se déroulent au Centre de formation professionnelle de leur ville, ce dernier vient d’organiser des portes ouvertes à… Larbaâ Nath Irathen.

Espère-t-on que le public visé (les jeunes de Aïn El Hammam, en l’occurrence) se déplacera à  l’ex-Fort National, sur une distance de vingt kilomètres, pour s’informer de ce qui se passe à Michelet ? Rien n’est moins sûr. Les affiches placardées en ville, indiquent que ces journées d’information sont organisées en collaboration avec les CFPA d’Iferhounene, d’Ath Ouacif, de Larbaâ Nath Irathen et de Tizi Rached. Ce qui met dans la même situation, les jeunes des localités citées.
Ceux de Aïn El Hammam aimeraient que la manifestation se déroule chez eux, comme par le passé. Au moment où les citoyens espèrent le rapprochement de cet établissement de la ville, celui-ci semble plutôt s’en éloigner. En effet, de par sa situation, au bout d’une route sans issue, à trois kilomètres de la ville, le centre ne reçoit pas beaucoup de visiteurs. Pour s’y rendre, il faudrait déjà trouver un taxi qui accepte d’emprunter cette route crevassée et bosselée. Rien ne rappelle son existence, si ce n’est quelques affiches d’information, placardées sur les murs de la ville, de temps à autre. 

L’isolement ainsi que le manque de sécurité dissuadent les jeunes filles de s’aventurer sur un tronçon où le risque d’agression n’est pas à écarter. Tous ces ingrédients devraient inciter la direction à faire un effort pour ouvrir un bureau au centre-ville afin de se rapprocher des citoyens et assister dans leurs démarches, les éventuels candidats à une formation professionnelle. Même si Aïn El Hammam ne dispose pas d’infrastructures pouvant accueillir une telle rencontre, la salle des délibérations de l’APC pourrait, comme par le passé, répondre aux besoins.


Source la depêche de Kabylie Par A. O. T