Merzouk, du groupe Debza :
"Je remercie tous les organisateurs"
Titif, des Compagnons de Nedjma
"C’est un public formidable"
Salim, comédien des Compagnons de Nedjma
"Je rends aussi hommage au public"
Kamel Bouakuez, comédien
"Je promets de revenir à Tifilkout…"
Ould Ali El Hadi, directeur de la Culture de Tizi Ouzou
“Nous sommes mobilisés pour aller de l’avant”
Achour Ouamara, universitaire écrivain
“Il y a une soif de création”
Merzouk, du groupe Debza :
"Je remercie tous les organisateurs"
"Ces journées de théâtres prouvent que Boubekeur Makhoukh est un grand artiste de talent. Tout ce monde qui témoigne de sa grandeur lui donne de la valeur. Je suis venu lui rendre hommage, à Bob et à Kheiri. Ce sont deux grands artistes qui nous ont quitté précocement. Je remercie tous les organisateurs. J’ai chanté avec un groupe de jeunes de Tifilkout quelques chansons de Debza. Cela m’a rappelé beaucoup de choses et je tiens aussi à les remercier".
Titif, des Compagnons de Nedjma
"C’est un public formidable"
"C’est un honneur pour moi de venir à Tifilkout rendre hommage à Boubekeur Makhoukh et à Khiereddine Amroune. On les a perdus tôt. On avait de très bons contacts avec eux. Bob était un grand artiste. Ce que je voulais ajouter, c’est qu’il faut savoir que ce public de Tifilkout est introuvable ailleurs. Ni à Alger, ni ailleurs. C’est un public formidable. Lorsque tu es sur scène, t’as pas envie de quitter la scène".
Salim, comédien des Compagnons de Nedjma
"Je rends aussi hommage au public"
"Je pense que l’hommage à Bob a pris de l’ampleur. On a lancé les jalons de la pérennité de cette rencontre. Je rends à l’occasion un grand hommage à l’association Tafat de Tifilkout. Avec laquelle, la manifestation est grandiose, et que nous souhaitons grandir chaque année. En tant que compagnon de Nedjma, nous nous engageons à les aider et c’est un plaisir de venir participer. Je rends aussi hommage au public et au femme de la région".
Kamel Bouakuez, comédien
"Je promets de revenir à Tifilkout…"
"Je ne m’attendais pas à un public pareil. Il est magnifique. Ce genre de public n’existe pas ailleurs. Je veux aussi souligner que des gens mangent le pain sur les dos des artistes disparus. Et c’est grave. Je suis très heureux de participer à cet hommage. Je promets de revenir à Michelet, notamment à Tifilkout. C’est un grand village. Je prépare un one man show avec Ahmed Rezag, et cela en dehors des feuilletons “Spécial-ramadhan.” En ce qui concerne mes dialogues en arabe dialectal avec un accent kabyle, j’essaye de faciliter la tâche à ceux qui ne comprennent pas cette langue. Comme je suis originaire de Tadmaït, c’est un immense plaisir de trouver un village aussi lointain célèbre de cette manière, un grand dramaturge. Merci à vous et merci aux gens de Tifilkout ".
Ould Ali El Hadi, directeur de la Culture de Tizi Ouzou
“Nous sommes mobilisés pour aller de l’avant”
"Que ce soit au niveau de la Culture de Tizi Ouzou, au niveau du Théâtre régional ou les Beaux arts de Azazga, nous avons participé selon nos moyens. Cet hommage à Boubekeur Makhoukh et à Kheireddine Amroune est un encouragement. C’est une preuve que les citoyens de la Kabylie ainsi que les associations se remémorent nos artistes disparus. Avec tout ce travail, la production artistique de nos artistes ne disparaîtra jamais du paysage culturel. La participation de nombre de troupes théâtrales est un grand espoir pour nous. Je pense aussi qu’au niveau de notre wilaya, notamment avec l’avènement du Théâtre régional de Tizi Ouzou et à sa tête Fouzia Naït Lhadj, une grande dame comédienne, c’est une opportunité pour les troupes d’apprendre et de se former dans le quatrième art. Nous connaissons les moyens dont disposent les associations et les troupes de théâtre au niveau de la Kabylie : ils sont dérisoires.
Mais aujourd’hui, l’espoir est permis avec cet établissement. C’est un appel que je fais à l’ensemble des comédiens et coopératives de s’organiser et se mobiliser autour du TR Kateb Yacine pour plus de réussite et de travail. Même si les subventions sont dérisoires, notre établissement fera de son mieux pour aider toute initiative. Et je tiens à souligner la compréhension et la disponibilité du wali à toute initiative car nous sommes mobilisés pour aller de l’avant. En dernier lieu, je tiens à ajouter que ce qui se passe dans ces villages est formidable. Je leur rends hommage et je le rends à sa région de Kabylie qui a enfanté de grands artistes comme Makhoukh, Fellag, Muhya… Enfin, un grand merci à la Dépêche de Kabylie qui a fait un travail remarquable durant ces journées de Tifilkout et ailleurs.
Achour Ouamara, universitaire écrivain
“Il y a une soif de création”
"C’est pour la première fois que j’assiste à un pareil événement chez moi. Je suis très étonné de voir la création de nos jeunes, de constater leur volonté. J’ai vu des jeunes et des moins jeunes qui font de l’art, donc il y a une soif de création et c’est encourageant. J’ai vu des poètes, des dessinateurs, des musiciens … et même des femmes créatrices. Cela me subjugue à plus d’un titre. On voit toute cette graine qui prend de l’ampleur et de la grandeur. Moi qui suis un ancien Tifilkoutien, je tiens à préciser qu’avant il nous a été difficile de prendre ce genre d’initiatives.
Moi qui ai quitté le village pendant une longue période, je suis très heureux et content de le retrouver ainsi. Pour ce qui est de Boubekeur, que j’ai connu très jeune, et Kheireddine, je leur rends un grand hommage. Ce qui ma touché c’est la disparition de l’esprit conservateur et l’avènement de la création artistique. La fête est très bien réussie, surtout avec la participation de tout le village. Je félicite les organisateurs et j’espère participer un jour à l’organisation et je le souhaite pour l’année prochaine.
Propos recueillis par M. Mouloudj