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Ne pas jouer à GTA IV est-il dangereux pour la santé ?
- Par Admin Tifilkout.com
- Publié 04/30/2008
- Sciences et Tech
- Pas noté

Il semble que la planète entière attende avec fébrilité GTA IV, dernier épisode de la série de Rockstar, dans laquelle le héros, Niko Bellic, peut faire exactement ce qu'il veut dans un New York recréé au pixel près. Ce qu'il veut, et en particulier de nombreux crimes et délit. La polémique, mondiale, est donc inévitable.
Mais, ce matin sur 20minutes.fr, une interview de Lawrence Kutner, auteur de Grand Theft Childhood, un bouquin qui souhaite casser les idées reçues sur les liens entre la violence dans les jeux vidéo et la violence IRL. Dans cette interview, pas inintéressante au demeurant, cette perle :
« Ne pas jouer aux jeux vidéo peut être un «indice» de problèmes relationnels. Cela veut dire que si votre fils ado ne joue pas du tout aux jeux vidéo, en tant que parent, vous devriez vous demander s'il a les compétences nécessaires pour tisser des liens d'amitié, s'il n'est pas maltraité ou qu'il subit des relations pas équilibrées. »
Après l’Internationale anti-jeu, voici venir le Front du Jeu obligatoire ? Je n’ai pas lu ce livre, mais voici comment ils expliquent plus en détail cette théorie selon un article d'Ecrans.fr :
Surtout, «jouer aux jeux vidéo est, pour les garçons, un indicateur d’intégration sociale», expliquent les deux médecins. Ils ajoutent que les garçons ne jouant pas du tout présentaient «un risque nettement plus élevé». Ils donnent l’exemple de Cho Seung-Hui, meurtrier de 32 personnes sur le campus de Virginia Tech en avril 2007 : «Les personnes avec qui il partageait sa chambre nous ont dit qu’il ne jouait jamais aux jeux vidéo et que c’était très étrange pour eux puisque tout le monde le faisait. Cette idée que ces enfants qui ne jouent pas du tout présentent un plus grand risque… C’est dans la ligne de nos travaux. Cela dit quelque chose sur leurs relations sociales.»
Encore plus hallucinant. Bis repetita. Ou comment dresser un cas isolé en exemple à valeur scientifique. Vouloir corriger les cassandres, c’est bien. Reprendre leurs méthodes pour assener une telle théorie, c’est moins bien.
Source Lefigaro.fr