Sur les 20 000 aides à l’habitat rural dont a bénéficié la wilaya de Tizi Ouzou dans le cadre du programme quinquennal 2005-2009, 8 700 bénéficiaires ont jusque-là obtenu la première tranche de 100 000 DA, alors que 12 740 habitations sont, au total, lancées sur apport personnel, a indiqué le premier responsable de la direction du logement et des équipements publics lors d’un conseil de wilaya consacré lundi dernier au secteur de l’habitat.

Lors de la présentation de l’évolution de ce programme, le Dlep a tenu à souligner que 1 978 habitations sur ces 20 000 qui devront être réalisées, soit un taux de 9,89%, sont déjà achevées et donc livrées. Avec un rythme de livraison de 100 habitations par semaine, selon les chiffres présentés, le Dlep s’est dit satisfait de son bilan. Ce qui n’a pas été le cas du wali de Tizi Ouzou, Hocine Mazouz, qui n’a pas hésité à exprimer sa colère et sa déception de voir le programme en question évoluer à un rythme qu’il a jugé encore faible et ce, en dépit des mesures de facilitation qu’il a eu à prendre par le passé. “Je constate que l’aide à l’habitat rural accordée en principe pour régler un problème au citoyen est devenu un problème au citoyen dans le sens où il rencontre un nombre tellement important de contraintes dans les démarches à suivre que l’obtention de cette aide relève d’un véritable parcours du combattant”, dira Hocine Mazouz avant de s’en prendre aux services techniques en charge de ce programme, les accusant d’être derrière ces insurmontables contraintes ayant engendré le désistement de nombreux bénéficiaires dans cette wilaya. “L’essentiel, c’est qu’à la fin de ce programme, les 20 000 aides se transforment en 20 000 habitations et qu’elles ne soient pas donc détournées pour servir à autre chose, et les services techniques en charge du programme doivent, certes, veiller au respect de certaines normes techniques pour éviter, en cas de catastrophe naturelle, de se retrouver avec 20 000 sinistrés au lieu de 20 000 bénéficiaires, mais pas de bloquer les bénéficiaires en dressant des obstacles qui n’ont aucune raison d’être tels que l’exigence d’un relevé topo dans certaines daïras ou d’autres détails encore, tels que les escaliers, les fenêtres…”, expliquera le premier magistrat de la wilaya avant d’ajouter que “certains agents, et ce sont généralement les derniers maillons de la chaîne, s’érigent en censeurs et bloquent le citoyen en lui créant des obstacles qui ne devront pas exister”. Pour conclure, le wali exigera des services techniques de lever tout les obstacles et d’assurer un suivi permanent sur le terrain pour s’assurer de la bonne évolution du programme.
Lors du même conseil de wilaya, certains chefs de daïra ont demandé le transfert d’une partie de ces aides à l’autoconstruction vers d’autres régions et ce, faute de postulants dans leurs daïras, mais le wali s’est opposé à cette idée tant que rien n’indique que la demande est réellement saturée.

source liberté