« Mouloud FERAOUN est un écrivain dont l’héritage nous est, à plus d’un titre, précieux. En décrivant la vie rigoureuse des montagnards kabyles dans son roman « Le fils du pauvre », il a réussi à fonder une représentation d’une Kabylie pauvre et pugnace qui a rencontré une reconnaissance universelle. »...
« Mouloud FERAOUN est un écrivain dont l’héritage nous est, à plus d’un titre, précieux. En décrivant la vie rigoureuse des montagnards kabyles dans son roman « Le fils du pauvre », il a réussi à fonder une représentation d’une Kabylie pauvre et pugnace qui a rencontré une reconnaissance universelle. »
À l’occasion du 45ème anniversaire de son assassinat, la Ligue des Arts Cinématographiques et Dramatiques de Tizi-Ouzou a organisé, du 28 au 30 mars 2007 à la Maison de la Culture Mouloud MAMMERI de Tizi-Ouzou, un hommage à ce dernier intitulé : « Évocation FERAOUN ».
Parce qu’il « s’agissait moins de lui rendre un de ces hommages malheureusement convenus, qui se multiplient depuis quelques années, que de s’imprégner de ses héritages », mais aussi de « tirer les leçons, pour un usage contemporain, de la vie et de l’œuvre littéraire et pédagogique de FERAOUN » la Ligue des Arts Cinématographiques et Dramatiques de Tizi-Ouzou à fait dans l’originalité en mettant au point un programme riche et, pour la première fois, novateur.
Le coup d’envoi des activités a été donné, mercredi 28 mars 2007 à 14 heures en présence d’un public nombreux, par M. Hacène Metref, président de la Ligue des Arts Cinématographiques et Dramatiques de Tizi-Ouzou, M. Ali FERAOUN, fils aîné de Mouloud FERAOUNM, M. Aimé CONTEJEAN, concepteur de l’exposition « Jours de Kabylie », et le président de l’APW de Tizi Ouzou, en sa qualité de sponsor. Tout de suite après s’en suivit le vernissage de l’exposition « Jours de Kabylie » de M. Aimé CONTEJEAN.
Aux environs de 15 heures 10, le cycle de conférences fut enclenché par Mme. Djouher Amhis, ancien professeur de Lettres françaises, qui a fait « sa lecture » du roman posthume de FERAOUN : « La Cité des Roses ». Une fois terminé, M. Mouloud Lounaouci, sociolinguiste, lui emboîtera le pas pour parler de l’« Identité dans l’œuvre de FERAOUN ». Un riche débat, avec le public, a suivi chacune de ces deux conférences, ce qui démontre un fort degré d’intérêt de la part de l’assistance. La troisième conférence de la journée qui devait traiter du « Journal de FERAOUN » fut annulée, l’animateur, M. Youcef Merrahi, SG du HCA, n’ayant pas pu se libérer.
La matinée du jeudi 29 mars 2007 fut consacrée aux ventes dédicaces : M. Ali FERAOUN a dédicacé « La Cité des Roses » et M. Mhenni Akbal son essai : « Mouloud FERAOUN et l’éthique du journalisme ». Dans l’après-midi, des lectures publiques de textes de FERAOUN ont été magistralement réalisées par des lycéens de Tigzirt et la compagnie « Grabuges » de Lyon. Ceci avant de relancer le cycle des conférences où, à partir de 15 heures, M. Tahar Absi a parlé de « FERAOUN l’enseignant », M. Mhenni Akbil de « FERAOUN, « sa » blessure narcissique », la journée fut clôturée par M. Mouloud Makhlouf qui a donné une conférence sur la « Société de FERAOUN ».
Le lendemain, vendredi 30 mars 2007, une projection d’images documentaires réalisées par M. Krim Bengana a eu lieu dans la matinée. Dans l’après-midi, M. Rachid Mokhtari a fait « sa » lecture de « La Cité des Roses » et M. Arezki Metref, a parlé de l’héritage de FERAOUN : « L’humanisme ». La clôture de ces journées commémoratives, qui ont été accompagnées par l’exposition permanente de M. Aimé CONTEJEAN : « Jours de Kabylie », a été faite par des chants et de la poésie.